Mabrouka Hannachi est Tunisienne, de Nefta. Elle apprend le chant auprès de sa mère dont le répertoire était constitué, entre autres, de chants de fêtes, de célébrations de mariage, de naissance, de baptême, composés par elle-même ou improvisés à partir d'une mélodie connue ou entendue et apprise. Mabrouka a tout autant pris goût aux chansons populaires égyptiennes, souvent entonnées par sa mère et très souvent interprétées lors des rassemblements festifs, dansants dans tout le Maghreb.
Mabrouka Hannachi a suivi son ex-mari en France en 1983, pays qu’elle ne quitte plus pour rester auprès de ses enfants, et où elle élargit son répertoire par ses propres chansons, ses textes écrits "sur l'air de". La musique rythme ainsi la vie quotidienne et intime de Mabrouka, mais elle est aussi sollicitée pour chanter lors de mariages ou de baptêmes, ou encore lors de fêtes de quartiers.
Il s'agit ici d'une interprétation de la chanson "Ahliliwai", racontant la jalousie d'un frère vis-à-vis de sa sœur et de ses fréquentations.
Cet enregistrement provient de "Musiques du 8", un projet de collectage mené par le CMTRA entre 2008 et 2010. L'atlas sonore numérique des musiques du 8e arrondissement de Lyon, après des problèmes techniques sur la plateforme d’origine, se retrouve en partie sur Infrasons.


