On entend dans cette version que le début du premier couplet présente une mélodie différente du reste de la chanson. Cela est assez courant dans la tradition orale, le premier couplet constituant une entrée en matière, la chanson démarrant véritablement à partir du second couplet.
Un dimanche matin Marie va t-en confesse
Et son amant qui la suivait de tendresse
A pris l’habit d’un capucin / C’est pour savoir[e] son dessein
Allons donc ma fille allons donc / qu’avez-vous ainsi z-à me dire
Je suis un confesseur étranger / je ne confesse que les filles
Je suis un confesseur secret / oh dites-moi la vérité
Mon père j’ai souvent péché / souvent j’ai fait la paresseuse
J’ai dit du mal de mon prochain / j’ai désobéi à mon père
J’ai dit du mal de mon prochain / j’ai fait l’amour à mon voisin
Allons donc ma fille allons donc / qu’avez-vous encore à me dire
Je suis un confesseur étranger / je suis charmé de vous entendre
Je suis un confesseur secret / oh dites-moi la vérité
Il y a t-ici un jeune chevalier / il y a longtemps que j’le caresse
Il m’a donné son amitié / je lui ai dressé la parole
Il m’a donné tous ses trésors / jugez mon père si j’ai tort
Oh oui ma fille vous avez tort / vous êtes encore un peu trop jeune
Si le jeune homme est bon chrétien / la chose n’est pas difficile
Mais dites-moi après cela / si vous n’aimez que celui-là
Oh oui mon père j’aimerais mieux / j’aimerais mieux cent fois mourir[e]
J’aimerais mieux cent fois la mort / qu’un autre amant donner mon sort
Ma fille c’est moi qui suis votre amant / celui que votre cœur désire
Oh donnez-moi un doux baiser / un doux baiser mademoiselle
Oh donnez-moi un doux baiser / mademoiselle s’il vous plait
Je m’en irai dans un couvent / dans un couvent de religieuse
Dans un couvent finir mes jours / adieu les amants pour toujours
(Il l’avait trahie !)


