Chanson rare, mentionnée par Victor Smith, dont nous avons ici un des deux seuls enregistrements que nous connaissons.
Paroles :
1 - Èran tres femnas vèlhas e là (bis)
Poian pus caminar laderi ton laderi tanla
Poian pus caminar laderi ton ladelalà
2 - Anèran vès mon mèstre...
D’mandèran t-a coijar...
3 - Sortiguèran defòra ...
Se botèran t-a fiular...
4 - La sarventa plus fina...
La pòrta ne’n fermar...
5 - Ò bada-nos sarventa...
N’èram mas anat pissar...
6 - N’èra mas ma sarventa...
Ne’n serà ma filhaa...
En voici la traduction : Ce sont trois vieilles femmes / Elles ne pouvaient plus marcher / Elles allèrent chez mon maître / Elles demandèrent à coucher / Elles sortirent dehors / Elles se mirent à filer / La servante plus maligne / La porte a refermé / Oh ouvre-nous servante / Nous étions juste allées pisser / Elle ne sera plus ma servante / Elle en sera ma bru.
La version de Mme Januel est incomplète, il manquerait quelques couplets, on entend d’ailleurs dans l’enregistrement qu’elle hésite après le deuxième couplet. Voilà ce qui manque : la servante s’aperçoit, soit en déchaussant les vieilles, soit en regardant par la serrure lorsqu’elles sortent, que ce ne sont pas des vieilles femmes mais des brigands déguisés et armés. La servante rusée ferme alors la porte à clé lorsque les brigands sortent pour faire leurs besoins. Ils demandent alors à parler au maître et lui suggèrent de marier cette servante si maligne, ce dernier la donnant donc à son fils (ou à lui-même selon les versions).


