Cette chanson est généralement associée à d'autres qui lui ressemblent un peu dans un corpus que l'on nomme le plus souvent : "Renaud le tueur de femmes" et qui comprend les chansons rassemblées par Patrice Coirault sous la côte "98xx". Le personnage masculin, qui tente de tuer sa compagne et qui, comme dans la présente version, y parvient, n'est jamais nommé "Renaud". Le nom de ce corpus est tiré par extension d'une de ces chansons, celle qui est numérotée 9810. Il s'agit ici de la chanson 9802 "La mie noyée". Ces chansons font état de féminicides ou de tentative de féminicides avec des dénouements et des épisodes très différents les uns des autres (par exemple, la chanson 9811 "Le traitre noyé" raconte comment la victime retourne la situation et jette son agresseur à l'eau). Il est impossible d'affirmer ou de conclure qu'il s'agit toujours du même personnage nommé Renaud.
La version qui nous occupe ici est magnifiquement interprétée par M. Lavastre. La chanson décrit le meurtre mais s'attarde beaucoup plus sur la recherche du corps et son devenir, évoquant ainsi le thème du deuil, plus que celui du crime. En effet, les personnages à la recherche du corps déploient les moyens nécessaires pour retrouver ce qu'ils ont perdu.


