Patrice Coirault signale des textes de cette chanson s'échelonnant de 1624 à 1633. Une version en a été recueillie par J.M. Guilcher en Dauphiné, et par Millien en Nivernais. On retrouve des variantes en Bourgogne, Berry, Provence. Le refrain est généralement absent des versions précédemment citées.
Paroles :
Moi je suis un garçon et j'aime bien les filles,
Et pour passer mon temps, je vais les voir souvent;
Et pour les caresser, je suis fils de mon père,
Mais pour les marier, n'en faut jamais parler.
Et rou lon la, la bouteille, la bouteille
Et rou lon la, la bouteille qui s'en va
Durera ps toujours, la bouteille, la bouteille
Durera pas totjorn, lo nueit mai lo jorn (Durera pas toujours, la nuit comme le jour)
Mais si je prends une femme qui soit belle,
En grand danger, me faudra la quitter,
Tous les autres amants me la carresseront,
Et me feront cocu, voilà un homme foutu.
Mais si je prends une femme qui soit riche,
En grand danger, me faudra la quitter,
Toujours au cabaret me traitera d'ivrogne,
En me disant coquin, tu me bouffes tout mon bien.
Mais si je prends une femme qui soit laide,
En grand danger, me faudra la quitter,
Toujours devant mes yeux, cette mauvaise laide,
Toujours devant mes yeux celle que j'aime pas.


