C'est une version en 10 couplets de la rarissime chanson "Les brigands à l'auberge" (numérotée 9508 par Patrice Coirault), interprétée sur un rythme de bourrée. Comme la plupart des versions recueillies, les paroles sont incomplètes, il manque quelques couplets pour comprendre toute l'histoire. Jean Dumas a noté cette chanson sur la fiche n°944.
voici la transcription :
1-Ne’n sem tres velhas femnas elà (bis)
Podem pas caminar dri ti ti dri ti tan là
Podem pas caminar (1)
2-Ò mestre mon bon mestre…
E nos coijaiatz pas ?…
3-Si farai ben mas femnas…
‘netz mas de vos sacar…
4-N’apèla sa serventa…
E mena las coijar…
5-La serventa plus fina…
N’a regardat plus naut…
6-N’a vegut bralhas rojas…
Un pistòvet charjat…
7-Ò mestre mon bon mestre…
Nos serem afinats…
8-Cresant d’aver lojat de femnas… (*)
Avem lojat sodards…
9-Ò mestre mon bon mestre…
Mes nos coijarem pas…
10-Quand vinguèt vès v-onze oras…
Tots tres se son levats…
En voici maintenant la traduction : Ce sont trois vieilles femmes / Elles ne pouvaient pas marcher / Oh maître mon bon maître / Et nous feriez-vous pas coucher ? / Si je le ferai bien mes femmes / Allez rentrez donc / Appelle sa servante / Amène-les se coucher / La servante plus maligne / A regardé plus haut (mieux?) / A vu des pantalons rouges / Un pistolet chargé / Oh maître mon bon maître / Nous nous serions faits avoir / Croyant d’avoir héberger des femmes / Nous avons hébergé des soldats / Oh maître mon bon maître / Mais nous coucherons pas / Quand il fut près de onze heures / Tous trois se sont levés.


