L'évocation des fées, de leurs us, de leurs lieux de vie, de leur quête de contact avec les humains, est un des champs les plus nourris de la tradition orale relative aux êtres fantastiques. Les fées y sont décrites selon le cas comme bienveillantes ou dangereuses. Très différentes des fées des contes merveilleux, elles apparaissent là comme des êtres capricieux, aimant jouer des tours aux humains, des êtres sauvages parfois minuscules et velus, habitant grottes et bois, mais tout aussi bien comme détentrices des savoirs civilisateurs, ainsi qu'il en est fréquemment des techniques relatives aux transformations du lait. L'on note ici la ferme inscription des récits dans l'horizon de l'expérience, accréditant une forte mémoire d'un territoire littéralement habité. La relégation des fées dans le passé semble parallèle à la perte d'emprise sur le territoire.
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