Les noces sont toujours une occasion de réjouissances, les invités viennent de tous lieux profiter de la fête, chanter, danser, boire et manger parfois plusieurs jours durant. Mais ce chant très émouvant évoque aussi l’envers du décor: la précarité des beaux-parents et le triste sort qui attend la mariée le jour des noces passé.
Le nom de famille «Tchollé» a, au fil des générations, été francisé sous le nom de «Thillier », très répandu encore aujourd’hui dans la Loire.
Paroles :
Ou é chez Tchollé, qu’an foué de ginté noces
Il an mariâ io garçon lo fille de Jean Biran
Le vïntou dô de mé, lous garçous de vé Saint-Jourjou
S’in faran vé Soué chorché co foumaré
Il avian bien invitâ ché le Mouné
Chez le Foure, Chez Chané, ché Marèché
L’an léssa chez Tomé
Il aviant bien marquâ, oh voui lé pôré filles
Il aviant mé betâ de rubans pâ repassâ
Il aviant oubliâ de menè le grô Plagne
Quand Jean-Marie lé fit, al a portchi à la chassa lé podris
(...)
Traduction :
C’est chez Tchollé qu’ils ont fait de belles noces
Ils ont marié leur fils à la fille de Jean Biron
Le 22 du mois, les garçons de Saint-Georges
Sont allés à Sauvain chercher ce fumier
Ils avaient bien invité chez le Mouné
Chez le Faure, chez Channé, chez Maréchal
Ils avaient oublié chez Thomas
Elles s’étaient bien parées, oh oui, les pauvres filles
Elles avaient seulement mis des rubans pas repassés
Ils avaient oublié d’inviter le gros Plagne
Quand Jean-Marie y alla, il était parti à la chasse aux perdrix
(...)
Répertoire Coirault: non retenu au catalogue, création locale.


